Paroles en Allemand.Paroles en Français.
Je traversai la rue en courant, la pluie dévalant le long de mes joues, y faisant certainement dégouliner le noir qui cernait mes yeux. J'étais en retard, une fois de plus, Lisa n'allait pas être contente. Je lui avais promis de faire un effort, mais ce n'est pas de ma faute si Paris est une ville aussi grande et au réseau de métro si compliqué ! Du moins, il l'était pour une jeune fille de province comme moi. Paris me faisait peur sans Elle, même si d'autre part, je l'enviais de vivre continuellement dans ce tumulte d'individus, de rencontres, d'activités...
Je l'aperçu, au coin de la rue que je remontais, parapluie en main et montre sous les yeux, à taper du pied pour jouer les impatientes. Elle était belle, bien maquillée, bien habillée, comme à son habitude : tout était toujours impeccable chez Elle. Je me demandai à quoi je devais ressembler. Quelle idée d'avoir oublié le parapluie à Metz ! Pourtant, en tant que Messine de souche, je devrais toujours en avoir un sur moi ! Mais que voulez-vous, je suis une éternelle tête en l'air ! Enfin, tout ça pour vous dire qu'à cet instant, je devais avoir l'air d'un chien mouillé et que mes cheveux n'allaient pas tarder à retrouver leur forme naturelle. Autrement dit, dans quelques minutes, mes cheveux seront tellement frisés qu'on comprendra le sens de l'expression « avoir une choucroute sur la tête ».
Lisa :
Tu as vingt-cinq minutes et environ trente-cinq secondes de retard !
Moi, gênée :
Je me suis perdue dans le métro...
Lisa :
Mais ça fait TROIS ans que tu viens au moins une fois par mois ! Je ne comprends pas pourquoi tu n'investis pas dans un plan du réseau ! Ca existe, tu sais !
Moi :
Pourtant, j'ai l'impression de connaître le chemin...
Lisa :
Ouais, l'impression seulement ! Allez, viens, on rentre. Il faut que tu te changes avant que je ne t'emmène à notre « rendez-vous ».
Elle me fit monter le grand, ou devrais-je dire « immense » escalier tournant de son immeuble en courant tant son excitation était grande. Allez savoir pourquoi ! Cette fille, ma meilleure amie depuis un certain temps déjà, ne devait pas se souvenir que l'endurance et moi ne sommes pas synonymes. De plus, mon jean mouillé était loin d'arranger les choses. Pourtant, malgré les apparences, Elle avait décidé de me chouchouter et je dois avouer que ce n'était pas pour me déplaire ! Ses lèvres se posèrent furtivement sur ma joue et je me jetai gracieusement sur Elle pour lui faire un câlin. Ca faisait deux interminables semaines que je n'avais pas eu l'occasion de La serrer dans mes bras ! Elle relâcha l'étreinte, me poussa du bout du doigt, en toute bonne dominante qu'Elle est, vers la salle de bain et me fit un clin d'½il significatif avant de refermer la porte. Elle dehors, moi dedans.
J'observai cette salle de bain exiguë ou trônaient les produits de mon hôte, quelques uns à son colocataire et enfin une partie m'appartenant. Après tout, ici, c'était ma deuxième résidence officielle. Même si j'aurais donné n'importe quoi pour qu'elle devienne mon unique et vivre chaque jour auprès d'Elle, les études avant tout, on me l'a toujours dit et répété... Je retirai difficilement ces habits qui me collaient à la peau et me faufilai sous le jet d'eau bouillante. Je n'eus que cinq bonnes minutes pour me frotter de gel douche à la noix de coco et me laver les cheveux. Je m'enveloppai alors d'une grosse serviette moelleuse grise que je lui avais offerte, me frottai un court instant, avant que de m'habiller, de me maquiller et de sortir de la pièce embuée.
Lisa :
Tu es super rapide pour une fois !
Moi :
Y'avait plus d'eau chaude...
Lisa, malicieusement :
Arf', James a du faire des cochonneries avec Josh sous la douche, comme toujours !
James, son colocataire homosexuel, alias notre grand frère. Si je devais le décrire brièvement, je dirai : sexy, fêtard, toujours de bonne humeur, éternel optimiste et un grand blagueur. Avec Lisa, on avait une fâcheuse tendance à lui raconter tous nos déboires amoureux, ce qui le faisait toujours mourir de rire. Au moins, chez nous la déprime n'existe pas. Enfin, elle n'existe pas lorsque nous sommes ensembles, parce que dans l'Est, le climat était tout autre...
Lisa me prit par la main et m'entraina dans le dédale des rues parisiennes. Je n'avais toujours aucune idée de notre destination. Elle me passa les mains devant les yeux pour me cacher la vue. La seule chose que je réussis à percevoir fut un bruit vague de casseroles qui s'entrechoquent. Lorsqu'elle les retira, je me trouvais dans une pièce immense, décorée de lustres dorés ou en cristal et entourée de murs blancs. Quel était cet endroit, certes somptueux, mais où je n'avais absolument pas ma place ? Des serveurs se hâtaient autour de nous, ne nous prêtant aucune attention. Tous étaient revêtus de tenues certainement chics mais d'un goût incertain.
Moi :
Lisa, on est où ?
Lisa :
Attends, notre « rendez-vous » n'est pas arrivé !
Elle interrogea l'un des serveurs qu'elle semblait connaître et m'emmena dans un coin de la pièce, à l'abri des regards, avant de me tendre un sac en tissu contenant l'un de ces accoutrements étranges qui devaient valoir une fortune. Je l'interrogeai du regard...
Lisa :
Oui, il faut que t'enfiles ça en vitesse !
Moi :
Attends, ne me dis pas que je suis venue ici pour faire le service ?!
Lisa :
C'est une diversion, donc oui on va servir en attendant que notre « rendez-vous » arrive !
Je m'exécutai, renonçant à toutes les questions qui me trottaient dans la tête, sachant pertinemment que je n'aurai aucun renseignement sur ce mystérieux « rendez-vous ». Le serveur revint et parla à Lisa, très bas, de tout manière, ca faisait un moment que je savais que Lisa adorait me surprendre. Elle appelait toujours ses cibles, ses « rendez-vous » et refusait de me mettre dans la confidence jusqu'à ce que je sois en face de lui. Cela pouvait être un mec qu'Elle trouvait hideux, ou bien un Johnny Depp en moins marié ou encore une vieille connaissance.
Lisa :
Allez, suis-moi ! « Rendez-vous » est ici...
Elle me fit pénétrer dans la salle adjacente, calepin en main, habillées telles des serveuses de grands restaurants et Elle me dirigea vers un coin un peu en retrait. Des rideaux noirs l'entouraient, certainement quelqu'un d'important pour avoir ce qui devait être le carré VIP. Je commençais vraiment à me demander qui se trouvait derrière. Elle se plaça devant moi, prit les deux morceaux de tissu entre ses mains, me fit un sourire digne des meilleures publicités de dentifrices et nous y fit entrer...
Personne...
Ce n'est que quelques minutes après, alors que je n'attendais plus personne, que des éclats de rire raisonnèrent en provenance des toilettes et que quatre têtes que nous ne connaissions que trop bien, nous apparurent. Elle n'avait pas pu me faire ça, pas Eux... Mon rêve, leur musique, leur charisme... J'avais grandi avec Eux, rêvé d'Eux, pleuré pour et à cause d'Eux... Ils m'avaient aidé à combattre la pression, à m'échapper des situations les plus horribles en chantant et jouant leur musique... Leur musique... Elle me tira par le poignet pour que je me ressaisisse, ce soir, j'étais « Diane la serveuse » et me préparais faussement à prendre leur commande. Je vis du coin de l'½il Lisa en faire de même en lissant doucement une serviette sur son avant-bras. Ils avaient l'air impressionné par notre sérieux...
________________________TEIL ZWEI_______________________________________________
Paroles en Allemand.Paroles en Français.
Nous :
Hallo.
Bill :
Sprechen Sie Deutsch oder ?
Moi : Ja, natürlich.
Tom :
Excusez-nous d'être en retard, mais Georg a peur d'aller aux toilettes tout seul ! (rire)
Georg :
Na ja, toi tu as peur du noir donc tais-toi !
Tom :
Et c'est pour ça que les jolies demoiselles veulent toujours me raccompagner dans ma chambre, pour pas que j'ai peur !
Gustav :
C'est elles qui devraient avoir peur !
Bill :
En attendant les gars, c'est à elles que vous faites peur ! dit-il en nous montrant du doigt.
Nous rîmes toutes les deux de bon coeur. Après deux ans sans concert et interviews, aucun d'entre eux n'avaient changé. Sauf peut-être Gustav qui avait l'air d'être plus sûr de lui et je dois dire que ça lui allait plutôt bien ! Sexy le jeune ! Auparavant, j'avais déjà une préférence au sein du groupe et je dois dire qu'aujourd'hui encore, malgré le changement de Gustav, c'était toujours Lui qui captait mon regard. Si souriant et sombre à la fois. Moins innocent, mais toujours aussi charismatique... J'étais cadette de deux ans, ildevait avoir 23 ans aujourd'hui. Gott sie sind so schön !
Lisa :
Dou ? Et oh, Dou ! DIANE ! Tu es encore dans la lune !
Moi :
Oups, désolée... Tut mir Leid !
Bill :
Laisses, heu... Diane c'est ça ? C'est pas grave.
Je lui souris, mon nom dans sa bouche était un cadeau merveilleux. Il commença à me dicter de sa voix mélodieuse, leur commande que je notais soigneusement. Lorsque j'eus fini de tout écrire, l'homme à la crinière corbeau surnaturelle me sourit à son tour, de son visage mi-angélique, mi-diabolique. J'aurais pu hurler de joie et faire l'hystérique, pourtant je n'arrivais pas à voir en Eux des stars internationales. Ils avaient presque notre âge à Lisa et moi, ils étaient comme nous, jeunes et cons. Je pris la main de Lisa dans la mienne et l'entraînai dans la salle des serveurs...
Moi :
Lisa, reprends-toi ! On a une commande à faire.
Lisa :
Ah... heu oui !
Moi :
Alors lequel te fait cet effet ?
Lisa : ...
Moi :
Je le savais !
Je lisais dans ses yeux comme dans un livre ouvert. Elle était moi, Elle est moi et je suis Elle. L'homonyme l'une de l'autre. J'observais comment procédaient les serveurs pour les commandes et les imitai. Je recopiai soigneusement leurs plats et plaçai le papier sur le tableau du chef de cuisine. Puis, j'entraînai sLisa qui rêvassait toujours, vers le bar pour préparer les boissons. Ce soir, ils voulaient de l'alcool et des pâtes à la bolognaise. Vraiment, ils n'avaient pas changé ! Je m'affairai à chercher les composantes des cocktails, pendant que Lisa s'énervait contre un cuisinier qui refusait de préparer des pâtes. Elle régla vite le problème en lui expliquant qui avaient commandé ce plats et le brave homme repartit penaud. Je rappelai alors à Lisa qu'il fallait nous faire toutes petites ce soir, nous n'étions pas vraiment serveuses ici, après tout. Elle acquiesça et plaça les verres pleins sur deux plateaux. Nous leur apportâmes l'apéritif.
Moi :
Auf Ex ! [A vos exs !] Heu faites attention les gars, je ne suis vraiment pas douée en cocktail et il est possible que la proportion d'alcool soit surdimensionnée par rapport aux jus de fruits... S'il y a le moindre problème, je vous offre une tournée faite par Lisa !
Tom :
De toute façon, plus il y a d'alcool...
Bill :
... Plus c'est bon !
Gustav :
Et en plus ce soir, on a quartier libre, c'est le chauffeur qui nous ramène !
Georg :
Gustav, tu m'étonneras toujours ! Et dire que tu ne buvais jamais ! T'es devenu un vrai trou !
Lisa : Mais laissez-le boire ! En espérant qu'il survive aux cocktails de Dou, enfin Diane !
Gustav :
Merci, demoiselle !
Lisa :
De rien, jeune homme !
Moi :
Hum Lilly, le "jeune homme" est quand même plus âgé que toi...
Lisa :
Oui mais je vais pas l'appeler "vieil homme" !
Gustav :
Il ne vaut mieux pas effectivement !
Bill :
Il est excellent ce cocktail !
intervint-il, se délectant d'une gorgée de mon ½uvre.
Tom :
Tu vois Diane, mon frère est alcoolique, mais lui il est pas anonyme !
Bill :
Das ist gelogen ! Warte, il manque un truc dedans... De la grenadine !
Moi :
Oh, Scheisse, tut mir so Leid ! Je peux les refaire si vous voulez, donnez-moi vos verres.
Tom :
Tu vas quand même pas tous les refaire ! Regarde Georg a déjà fini le sien, je propose qu'en tant que poubelle de table attitrée, on lui file tous nos verres et tu nous en rapportes d'autres !
Bill :
Stop ! Je suis pas d'accord ! On garde nos verres, t'en apportes six en plus avec de la grenadine. J'ai une grosse soif !
Lisa :
Let's go ! Et six cocktails en plus, six !
J'explosai de rire, Lisa prenait vraiment son faux-job de serveuse au sérieux. Et rebelote, direction le bar. Six cocktails supplémentaires avec grenadine, des tranches de citron et même des petits parasols multicolores ! L'aboutissement de nombreuses années de soirées alcoolisées ! lorsque nous retournâmes derrière les mystérieux rideaux noirs, plateaux en main, je remarquai que deux chaises avaient été ajoutées. Ils devaient attendre quelqu'un, leurs copines ?! bill discutait en anglais avec une serveuse du restaurant. Et si elle lui disait qu'elle ne nous avait jamais vu ? Qu'elle ne nous connaissait pas ? Il revint vers nous...
Lisa :
Voilà vos cocktails !
Gustav et Bill, tirant deux chaises :
Et voilà vos sièges !
Moi :
Quoi ?
Gustav :
Venez vous asseoir, ce soir vous n'êtes plus de service !
Moi :
Mais... enfin, hum... Si ! On doit vous servir, au moins !
Bill :
Non, plus maintenant ! On vous invite !
Si je m'attendais à ça ! Je m'assis sur la chaise que Bill m'indiquait en tapotant doucement le dossier et me jetai littéralement sur le cocktail qu'il me tendait de son autre main. L'alcool me brûlait la gorge, ne m'empêchant pourtant pas de réfléchir. Si nous n'étions plus de service, cela voulait dire que Bill avait dit à la vraie serveuse que nous, fausses serveuses, passions la soirée avec Eux ? Oh Scheisse !
Moi :
Bill, est ce que tu as donné nos noms à la serveuse ?
Bill :
Hum, vos prénoms oui, pourquoi ?
Moi :
Lisa, viens on va se changer aux toilettes !
Lisa ne marchait déjà plus droit. En une gorgée, elle avait aspiré la boisson fortement alcoolisée et ses yeux commençaient à lui jouer des tours. Et tout le monde savait qu'un verre de ces boissons du diable entre ses mains, non seulement ne faisait pas long feu, mais avait, en plus, un effet immédiat. Elle se jeta sur moi pour que je l'aide à marcher droit, me fit pleins de bisous et me força à lui promettre de ne pas l'abandonner dans cet état. Je l'aidai à se changer, puis me déshabillai à mon tour avant d'enfiler mon jean et mon tee-shirt noirs de tout à l'heure. Et c'est avec difficulté que je réussis à faire comprendre à ma Lilly toute retournée que si quelqu'un posait des questions sur nous, il fallait s'enfuir le plus vite possible. Elle me regardait d'un air hébété, puis acquiesça avec lourdeur avant de se jeter sur la poignée de la porte. Un sourire puis elle retourna s'asseoir auprès de son Lui. De nouveaux cocktails avaient été déposés sur la table, alors que les plats n'étaient même pas encore arrivés. L'ambiance semblait être à la rigolade.
Tom :
Dian ! Di... hum nein Dou ! Tes cocktails me font mal à la "georg" hum nein... à la gorge !
Bill :
Tom, tu es désespérant ! Arrêtes de boire !
Georg :
Ahahah ! Tom t'es trop fort ! Oulala...
s'exclama-t-il avant que sa chaise ne bascule en arrière et qu'il ne s'étale de tout son long.
________________________TEIL DREI_______________________________________________
Paroles en Allemand.Paroles en Français.
Tout le monde explosa de rire. Georg se relavait péniblement de son périple et rit à son tour. A trop jouer sur sa chaise, avait finit par arriver l'inévitable. Quelques heures plus tard, l'ambiance semblait s'être un peu plus détendue. Bien qu'elle le soit déjà, nous étions tous ivres et plus aucune trace de tension ou de stress n'apparaissait. Et alors qu'une nouvelle tournée de cocktails arrivait, je sentis le regard suspicieux d'un homme dans mon dos. Il était tout de noir vêtu et il nous observait presque sans cligner des yeux. Comme un prédateur surveille sa proie. Il s'approcha de nous lorsqu'il croisa mes yeux...
Homme :
Excusez-moi, vous êtes Diane et Lisa ?
Bill et Tom :
Non c'est le Pape ! XDXD
Nous :
Hum ca dépend !
Homme :
Avez-vous volé des tenues de serveuses ?
Moi, reprenant rapidement mes esprits et me retournant vers le groupe :
Oh Scheisse ! Les gars et Lisa, on y va à 3. On fait la course jusque chez Lilly. Prêts ?
Gus' :
Mais on ne sait pas où c'est !
Homme :
Je repose ma question. Avez-vous... ?
Moi :
Attendez, je leur explique un truc et je vous réponds...
Lisa :
Laissez-nous gagner qu'on vous montre la route !
Moi :
Achtung, fertig ? Los und laufen ! Je me retournai alors vers l'homme : Excusez-nous monsieur, on doit vraiment partir ! On est en retard ! Puis doucement je mis ma main dans le dos de Lilly : Cours Lisa ! Cours !
Tous le monde s'était levé précipitamment de table et était partis dans la rue. Lisa avait pris Gus' par la main et menait la course. On ne dirait pas, mais malgré son état, elle avait une sacrée endurance contrairement à moi ! Tom et Georg les suivaient de près, alors que Bill et moi étions à la traîne. L'homme nous coursait. Bill me prit par la main et me tira en avant pour me forcer à le suivre à un rythme plus rapide.
Après un certain temps de course, je vis Georg s'arrêter pour vomir près d'un lampadaire et Tom le regardait en riant. L'homme avait du arrêter de nous suivre. Plus de Lisa, ni de Gustav à l'horizon. L'homme du restaurant réapparut, Georg et Tom étaient en dehors de son champs de vision, en revanche, nous ne l'étions pas. Cette fois, j'entraînai Bill avec moi. Il restait deux pâtés de maisons à parcourir avant d'arriver chez Lisa. Mais voyant que l'homme ne nous lâchait pas les baskets, Bill me poussa dans une ruelle sombre. Il me colla au mur et avant que je n'ai eu le temps d elui demander ce qu'il faisait, il m'embrassa. Il ne devait pas comprendre ce qu'il faisait dans l'excitation créée par la situation. Nos langues dansaient ensembles, mélangeant les vapeurs d'alcool qui s'échappaient encore de nous, mais aussi nos respirations haletantes. Je le sentais sourire entre chaque baiser et je supposais que je faisais la même chose. L'homme avait du renoncer à sa recherche, nous l'avions entendu jurer lorsqu'il avait perdu notre trace et quelques minutes après ses pas se dirigeaient dans le sens inverse. Il était retourné penaud au restaurant. Ca me rassurait pour Lisa, à l'heure qu'il était, elle devait être chez elle.
Moi :
Bill, on devrait peut-être aller retrouver les autres. Je commence à avoir froid...
Bill, me tendant sa veste :
Diane, pourquoi nous avoir menti ?
Moi :
En fait, la seule chose sur laquelle nous avons menti est le fait que nous sommes serveuses. C'est faux bien sûr. Pour les détails, je dirais juste que Lisa aime me faire des surprises et que vous étiez celle de ce soir...
Bill :
Ca veut dire que tu es fan ?!
Moi :
Oui, enfin je l'étais il y a quelques années. J'écoute toujours, mais je ne suis plus une fan aussi assidue qu'auparavant. J'ai grandit.
Il me sourit et malgré le noir, je réussis à percevoir son regard coquin. Mais avant qu'il ne m'embrasse à nouveau, je l'entraînai dans la rue éclairée. Je voulais rentrer, Lilly allait s'inquiéter... En chemin, nous retrouvâmes Georg et Tom qui avaient passé leurs têtes sous une fontaine apparemment et étaient à présent ruisselant d'eau. En arrivant en haut des interminables escaliers, je frappai à la porte par courtoisie et pénétrai dans l'appartement. Lisa était à cheval sur les genoux de Gustav et l'embrassait à pleine bouche.
Moi :
HUM HUM !
Tom :
Chut tais-toi, avec un peu de chance il va y avoir de l'action !
Lisa :
T'en veux plus Tom ?
Moi :
Non Lilly, viens par là avant de faire des bêtises que tu regretteras certainement demain !
Je la reculai de Gustav, alors que Bill tenait son frère à l'écart. Tous nous nous assîmes dans les fauteuils du salon. Je devais leur expliquer, mais Lisa me prit de cours. Personne ne comprit rien à ce qu'elle disait. Je l'arrêtai alors et leur contai nos péripéties mensongères. C'est alors que James débarqua dans l'appartement suivi de près par Josh. Je les dirigeai vers la cuisine.
James :
Je peux savoir ce que font les membres du groupe Tokio Hotel dans mon salon ?
Moi :
En fait, hum je t'expliquerai plus tard. Lisa est complètement saoule et dans cet état elle serait capable de tous se les faire en même temps !
Voilà, vous savez tout. La soirée s'est finie normalement.Le chauffeur des TH était venu les chercher à l'appartement. Lisa ne voulait plus quitter Gustav et pleurait à chaudes larmes. Moi aussi je pleurais, mais en silence. En retrait des autres. Bill m'embrassa et me glissa un papier dans la main. « Pour plus tard. » m'avait-il dit.
A l'heure où je vous explique tout cela, je suis dans le train de retour pour Metz. Lisa ne m'a même pas dit au revoir, elle ne m'a pas vu partir. Et pour une fois je ne me suis pas perdue dans le métro. James et Josh, je suis désolée pour le dérangement de cette nuit. Je pense que Lilly ne se souviendra de rien, vous savez comment elle est quand elle boit trop !
Tendres bisous à vous deux ! <3
A bientôt.
Diane.
PS (après relecture intégrale) : J'ai remarqué que j'en avais profiter pour vous complimenter un peu dans le récit de cette aventure. Moi, faillote ? J A M A I S !PS 2 : Je garanties pas l'exactitude des dialogues, j'avais la tête un peu en vrac moi aussi ! Et vous savez bien que j'adore écrire des histoires, alors on va dire que j'ai un peu romancé tout ça pour que ça donne quelque chose ! Appelez-moi quand vous recevrez la lettre, je veux vos avis !PS 3 : Je viens d'ouvrir le papier que Bill m'a donné hier soir : « Je veux te revoir, ce n'était pas un jeu n'est-ce pas ?! Ich bin da, wenn du willst... 06-------- <3 » Je crois que je vais l'appeler en arrivant... Ce soir...HALLO Leute ! La troisième partie est en ligne comme vous pouvez le constater. Alors vos impressions ? Cet OS est fini. J'espère que l'histoire de Diane et Lisa vous a plu ! J'ai un OS d'écrit sur papier d'avance et deux en cours. Désolée ca me met du temps, mais j'écris par besoin, donc tout est en fonction de mon humeur. =)
PS : Encore désolée de cette attente, si vous vous ennuyez vous pouvez aller me lire LA
MERCI pour vos encouragements <3
ET MERCI à toi pour avoir eu le courage de taper <3<3